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Jim Morrison. Life, Death, Legend – Stephen Davis

DAVIS, Stephen (2004)

Gotham Books

482 pages

J’ai finalement terminé ce livre entamé il y a plus d’un an. J’adore les Doors et Jim Morrison. J’ai lu plein d’autres biographies sur eux. Pourquoi alors est-ce que ça m’a pris tant de temps pour terminer ce livre-là? Parce qu’il est poche, poche, poche. Et que j’étais en rage après chaque chapitre.

J’ai essayé de trouver de l’information sur l’auteur, Stephen Davis, mais tout ce que j’ai pu tirer du web, c’est qu’il a écrit beaucoup d’autres biographies de rockers. Je ne sais pas quel âge il a, quel est son parcours et s’il a de la crédibilité ou non. Mais ce que je peux dire, c’est qu’après avoir lu ce livre, ce qui me frappe le plus, c’est que Davis a voulu essayer de nous choquer et de réduire la vie de Morrison à un ramassis de potins.

Bon, il ne faut pas se leurrer. On sait tous comment était Morrison. C’était « Sex, Drugs and Rock and Roll », mais à quoi ça sert de savoir qu’à telle date, Jim s’est soûlé à tel bar et qu’à 3 h du matin, il vomissait dehors? Et peut-on vraiment croire un type anonyme qui dit qu’à telle date, il a vu sortir Morrison de tel bar avec un autre homme et qu’ils s’en allaient baiser à tel motel? Je ne dis pas que c’est faux, mais comment peut-on baser un livre au complet sur des anecdotes qui viennent de gens qui parlent presque toujours sous le couvert de l’anonymat et qui n’avaient aucun rapport intime avec Morrison? Ce n’est pas un livre sur la mafia. Les « informateurs » ne courent aucun risque.

Avez-vous déjà entendu parler des tests de psychologie où on demande à un nombre déterminé de témoins de raconter une scène ou un accident qu’ils viennent de voir? Eh bien, le pourcentage de gens qui relatent l’événement correctement est minimal et ce pourcentage diminue encore plus lorsqu’on leur repose la question quelque temps plus tard et ainsi de suite. Alors, comment peut-on croire un type anonyme qui a vu Morrison 2 minutes en 1967? Voyons! C’est sûr que son souvenir a été modifié au fil des années après avoir raconté l’anecdote plusieurs fois, après en avoir appris sur les frasques de Morrison, etc.

Il faut aussi noter que les « vrais » initiés du club Morrison n’ont pas participé à cet ouvrage, comme ses amis proches qui sont encore vivants, sa famille et la famille de Pamela Courson. Et ceux qui ont donné leurs impressions sur le livre ne sont pas plus impressionnés que moi.

En plus, l’écriture est nulle, nulle, nulle. C’est très A+B=C. La plupart du temps, on a droit à des phrases du genre: « Le 18 avril 1968, Jim est allé au Whiskey Bar. Il a bu 42 gin-tonics. Il est parti à 2 h du matin. Il a vomi et s’est effondré dans les buissons. Il s’est réveillé le lendemain à 7 h. » Pourri. Comment l’auteur sait-il ça? Un oiseau le lui a dit? Il rapporte aussi un tas de disputes entre Pam et Jim. On sait tous que ces deux-là s’entretuaient la plupart du temps et on peut croire les événements si on veut quand des témoins les rapportent, mais quand Davis parle de choses où les deux étaient clairement seuls, comment le croire?

La seule bonne chose qui sort de ce livre, c’est que Davis a fait un très bon travail chronologique et historique. Il nous replace le parcours de Morrison dans la période des années 60 et nous présente beaucoup d’acteurs importants de l’époque (Warhol, Dylan, Nico, etc.) C’est intéressant de voir ce qui se passait autour des Doors à cette époque.

Un livre pourri à mon avis. Un ramassis de cochonneries.

Ma note : 1/5

(critique originale – 2006)

Si vous voulez des livres plus intéressants, lisez plutôt Noone Here Gets Out Alive de Hopkins et Sugerman (entourage des Doors) ou Riders on the Storm de John Densmore (batteur des Doors) ou Light my Fire de Ray Manzarek (claviériste de Doors). Oui, ces gens ont probablement tous une façon unique de voir les événements passés et oui, ils racontent quelques-unes des frasques célèbres de Morrison, mais au moins, ils ont vécu avec lui et autour de lui pendant ces années.

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