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Le dernier des Iroquois – Joseph O’Connor

Joseph O’CONNOR (2000)

Phébus

269 pages

(v.o. Cowboys and Indians, 1991)

MAJ 2012: Pour me laisser un peu de temps pour respirer (ou pour tricher), je prends un vieux billet que j’avais écrit sur O’Connor sur le forum des rats de biblionet en 2006. J’avais adoré O’Connor à l’époque, et j’ai encore de très bons souvenirs. Je voudrais replonger dans son univers, mais je vais le faire après notre mois irlandais, pour me laisser un peu plus de temps. Donc, à l’époque, j’avais lu Inishowen, puis Le dernier des Iroquois. Mon côté organisationnel me pousse à vous parler du premier que j’ai lu, soit Inishowen, mais mon côté sentimental veut plutôt vous parler du Dernier des Iroquois, un vrai coup de coeur pour moi. Donc, voici mon vieux billet, mis à jour…

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Mon deuxième O’Connor et je tripe! J’ai tellement aimé Inishowen que je m’attendais à bien apprécier Le dernier des Iroquois, mais pas à le préférer au premier! J’ai adoré l’histoire de Eddie Virago, ce jeune Irlandais dans la vingtaine qui quitte son Dublin natal pour s’attaquer à Londres et devenir une vedette de punk.

Contrairement à d’autres, je ne crois pas du tout, qu’Eddie soit un vrai perdant ou un nul. C’est un jeune homme de la classe moyenne qui est intelligent et qui a fait des études, mais qui dans son coeur voudrait être rebelle (d’où son iroquois et son attrait pour le punk). Il a tellement peur de se révéler tel qu’il est qu’il invente des histoires pour se trouver intéressant, mais dans le fond, c’est un grand bébé qui ne veut qu’aimer et être aimé. C’est très touchant. Oui, il faudra bien qu’il grandisse un jour, qu’il arrête de dépendre des autres, mais ses rêves de jeune adulte et de révolution sont assez réalistes à mon avis et n’en font pas un perdant fini, mais un jeune un peu perdu qui se retrouvera, car il a tout le système derrière lui (famille, amis, études) et il le sait.

Un livre que j’ai adoré, qui m’a ramenée quelques années en arrière où je portais avec fierté mes Docs rouges.

Lu printemps 2006

[photo prise à Camden. Me semble qu’Eddie aurait aimé]

C’était un quatrième billet pour le mois irlandais ! Suivez-nous si l’île d’émeraude vous intéresse. Visitez les blogues des participantes pour trouver des idées de lectures et voir si on a tous la même opinion de ces auteurs… Cryssilda nous fait une super récap tous les jours !!

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Pierre de lune – Wilkie Collins

Wilkie COLLINS (1995)

Phébus

508 pages

(version d’origine: The Moonstone, 1868)

MAJ 2011: Je viens tout juste de terminer une lecture commune de No Name (Sans nom) de Wilkie Collins et avant d’écrire un billet sur ce livre, j’ai décidé de revisiter ma première rencontre avec Collins, rencontre qui n’avait pas été fructueuse et qui n’annonçait rien de bon pour No Name. Pourtant, cette deuxième rencontre fut merveilleuse, et j’ai la tête encore pleine d’images. Mais pour l’instant, tenons-nous-en à Pierre de Lune.

Il y a quelques années, alors que je participais activement au forum des rats de biblio-net, il y avait ce qu’on appelait les « livres voyageurs »: un lecteur envoyait un livre à un autre lecteur, qui laissait un petit mot dedans et qui continuait à le faire voyager jusqu’à ce qu’il revienne vers son propriétaire. L’exercice a été plutôt réussi, mais officiellement, il ne dura pas très longtemps, car quelques pommes pourries se sont approprié des livres, alors ceux-ci ne revenaient jamais. (J’ai retrouvé The Holy Man mais je n’ai jamais revu Le vol d’Icare). Pierre de Lune était le livre voyageur de Cryssilda, passionnée fois mille de Wilkie Collins. Il est difficile de rester insensible devant un tel enthousiasme, alors j’avais inscrit mon nom pour ce livre voyageur et j’ai plongé dans l’univers victorien pour la première fois, sans expérience et sans repères. Voici ce que ça a donné, en 2004.

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Quatrième de couverture

« La Pierre de Lune se vengera! » Mais que veut dire le brahmane mourant qui lance cet anathème sur la famille Verinder? Vous le saurez en pénétrant dans le monde à tiroirs de ce roman dont l’héroïne, Rachel, une intrépide jeune fille de 18 ans, partage la vedette avec le Sergent Cuff, un policier de Scotland Yard aux manies surprenantes… et un diamant baptisé Pierre de Lune. Une enquête dans le plus pur style Collins, que vous vivrez aussi en compagnie du très étrange Gabriel Betteredge et de la non moins excentrique Miss Clack. Le poète T.S. Eliot disait de ce roman de Wilkie Collins qu’il était « le premier, le plus abondant et le meilleur de tout ce que l’Angleterre a produit en matière de roman d’énigme. »

Des années auparavant, un membre de la famille Verinder a dérobé, en Inde, la Pierre de Lune, plus gros diamant au monde. Mais selon la légende, ce diamant portera malheur à celui qui le possède. De retour en Angleterre, le voleur lègue, à sa mort, le diamant à sa nièce, Rachel, le jour de son anniversaire. Mais le lendemain matin, celui-ci a disparu, et les problèmes se multiplient.

Par où commencer… Eh bien, c’est une histoire très intéressante et extrêmement bien montée. Chaque personnage fait son bout de chemin en nous disant exactement ce qu’il sait du vol de la Pierre de Lune et non pas en extrapolant sur ce que savent les autres ou sur ce qu’ils ont fait. Pour ceux qui aiment les mystères et les polars, on est incapable de trouver le coupable avant la fin (toujours un bon signe).

Cependant, quelques trucs m’ont moins plu. J’ai trouvé le livre extrêmement long (mais je pense qu’il existe des éditions abrégées). Pendant la première moitié du livre, je trouvais que l’action avançait très lentement, et ça ne m’incitait pas à lire, d’où l’éternité que j’ai prise pour lire ce livre. Par contre, à partir de la moitié, je l’ai dévoré.

Aussi, tout comme dans Tess d’Urberville de Thomas Hardy, j’ai trouvé la description des femmes très insignifiante. Je sais bien qu’on parle d’une autre époque et que souvent, c’est fait avec humour et dénonciation, mais ce n’est vraiment pas pour moi. Je ne suis pas très féministe, mais certaines des descriptions me faisaient friser le poil des bras, comme on dit ici. Je pense que les classiques anglais ne sont pas pour moi. Pourtant, j’ai quand même envie de lire La dame en blanc, car je pense que la partie la plus intéressante de Pierre de Lune est la préface dans laquelle on en apprend plus sur Wilkie (très intéressant personnage) et sur la femme qui lui a inspiré La dame en blanc.

Ma note : un 3.5/5. Ce n’est pas une notre extraordinaire, mais je suis très heureuse d’avoir découvert un auteur que je n’aurais jamais lu autrement.

MAJ 2011: Après 7 ans, je n’ai toujours pas lu La dame en blanc, mais j’ai découvert que j’aimais les classiques anglais. Je l’ai déjà dit, mais je le répète: Seuls les fous ne changent jamais d’idées…

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