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The Shakespeare Thefts. In Search of the First Folios – Eric Rasmussen

Eric Rasmussen (2011)

Palgrave and MacMillan

212 pages

La semaine dernière, en passant chercher mes réservations à la biblio, je suis tombée sur ce livre qui a tout de suite attiré mon attention. Puis, la quatrième de couverture qui parle de cette oeuvre de non-fiction comme d’un travail de détectives m’a conquise et je suis repartie avec le bouquin. Que j’ai adoré.

Un peu d’info sur l’auteur

Eric Rasmussen est un universitaire spécialisé dans l’oeuvre de Shakespeare et le coéditeur de The Shakespeare First Folios: A Descriptive Catalogue, la référence ultime pour ce qui est des First Folios, qu’on peut acheter pour la modique somme de 250 $. Depuis plus de 20 ans, Rasmussen et son équipe parcourent le monde pour cataloguer chaque parcelle, page, défaut, des 232 First Folios encore existants auxquels ils ont accès. Et cette tâche n’est pas de tout repos, car chaque Folio catalogué a une histoire, souvent abracadabrante (vol, trouvaille, propriétaires excentriques, etc.)

(Qu’est-ce qu’un First Folio, vous demandez-vous? C’est la première édition des oeuvres complètes de Shakespeare publiées en 1623 en 750 exemplaires. Aujourd’hui, il n’en reste que 232 et ils se volent, pardon, se vendent, comme des petits pains chauds.)

Ce petit livre (182 pages sans les notes et l’index) se lit rapidement et pratiquement tout seul. Il est divisé en 20 chapitres dans lesquels on découvre les histoires des différents exemplaires des First Folios ou on en apprend un peu plus sur cette équipe de chercheurs, leurs défis, leurs méthodes, etc. C’est un livre absolument passionnant pour tous ceux qui aiment la littérature et qui rêvent de découvrir un trésor caché dans un grenier. Les histoires entourant les exemplaires encore existants du First Folio sont plus folles les unes que les autres: les universités qui se font voler leurs exemplaires, le Pape qui croit qu’on lui donne un First Folio original en cadeau alors qu’on veut seulement qu’il la bénisse, les morts inexpliquées des gens entrant en possession d’un exemplaire, le bibliomane qui se fait construire des pièces pour mettre ses livres, le voleur qui se retrouvera à Montréal (!), etc.

Le seul point faible du livre est son manque de linéarité. Parfois, on parle d’un Folio en particulier, puis on passe à un autre ou à un autre sujet, puis on revient au premier. Ça devient un peu mêlant à la fin, mais malgré tout, on se laisse vraiment prendre au jeu. L’écriture est fluide et le sujet a été vraiment vulgarisé pour tous. Un vrai suspense!

Je n’ai pas réussi à trouver un vrai First Folio numérisé, mais pour en voir une reproduction, cliquez ici.

Pour avoir plus d’information sur la genèse du First Folio, il y a ce site web géré par Eric Rasmussen et son équipe. Il y a même des petites vidéos chouettes (en anglais).

Malheureusement, il ne semble pas traduit en français pour l’instant, mais j’espère qu’il le sera, car c’est un livre passionnant.

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Le cimetière du Père-Lachaise – José de Valverde

Pour la troisième étape du Train Fantôme, « l’inégalable cimetière et sa crypte », j’ai décidé de vous parler d’un livre sur le cimetière le plus connu au monde, le Père-Lachaise, et de mon obsession pour les cimetières en général.

José DE VALVERDE (2007)

Ouest-France

143 pages

Je n’avais pas de roman dont l’action se déroulait dans un cimetière, alors j’ai décidé de trouver un livre non romanesque. Et quel livre intéressant! Le livre de De Valverde commence par retracer l’histoire du cimetière, puis il nous parle de l’art funéraire en général, de l’architecture et des sculptures. Ensuite, on entre dans le vif du livre : la métamorphose du cimetière qui se met à accueillir les plus grands.

Un peu d’histoire: Au XIIe siècle, le site de l’emplacement du Père-Lachaise est un champ qui appartient à l’archevêque de Paris et on y cultive la vigne, des céréales, des légumes. Au XVe siècle, le domaine est vendu à un riche particulier, Régnault de Wandonne, qui y fait construire une maison de campagne. Au cours des deux siècles suivants, le domaine change de propriétaires souvent pour finir entre les mains des jésuites parisiens, en 1626, qui y bâtissent une maison de repos et de convalescence entourée d’un grand jardin. En 1675, Louis XIV offre le domaine à son confesseur, François d’Aix de la Chaize. En 1762, le gouvernement expulse les jésuites de la France, mais le nom de La Chaize reste attaché au domaine. Vers l’an 1803, la Ville de Paris achète les lieux pour y établir le cimetière de l’Est parisien, communément appelé le cimetière du Père-Lachaise. Quelques années après son ouverture, vers l’an 1809, on commence à ériger des sculptures sur les monuments funéraires, des enclos, des chapelles, etc. En 1814, on se met à penser à l’aménagement paysager, et on construit de grands axes, des allées pavées, des ronds-points pour les monuments importants. On ajoute de la verdure et le cimetière commence à prendre l’allure qu’on lui connaît aujourd’hui. En 1817, pour donner du prestige à ce lieu de repos encore boudé, on y transfère les restes (réels ou supposés) de Molière et de La Fontaine, puis ceux d’Héloïse et d’Abélard, qui ont droit à un magnifique tombeau. La notoriété du cimetière est faite. On ne compte plus le nombre de célébrités qui y sont enterrées : Beaumarchais, Gérard de Nerval, Eugène Delacroix, Victor Noir, Chopin, Alphonse Daudet, Alfred de Musset, Oscar Wilde, Jim Morrison, Balzac, Gay-Lussac, Colette, Proust, Maria Callas, Édith Piaf, Yves Montand, etc.

Pour visiter virtuellement le Père-Lachaise, et « voir » vos personnages préférés, cliquez ici.

En 1990, je suis allée à Paris avec mes parents. Évidemment, je voulais absolument aller au Père-Lachaise, surtout pour voir la tombe de Jim Morrison, mais aussi pour voir celle des auteurs français classiques. Ma famille et moi avons été ébahies. Le cimetière était presque aussi grand que ma ville natale (j’exagère à peine). On pouvait y louer des voiturettes de golf pour s’y déplacer! Heureusement, on nous donnait un petit guide à l’entrée qui nous indiquait où étaient enterrés les gens que nous désirerions « visiter ». Pour Morrison, pas besoin d’aide. C’est très bien indiqué, ce qui est dommage, car des dizaines de pierres tombales ont été vandalisées pour laisser ces signes qui dirigent vers Morrison. Malheureusement, le numérique n’existait pas encore à l’époque, et je n’ai pas de numériseur pour numériser mes photos. Mais je me souviens d’une très belle promenade au milieu de l’histoire. Je ne pense pas retourner à Paris de sitôt, mais si je devais y retourner, c’est certain que le Père-Lachaise serait un de mes arrêts.

Dans la même collection, d’autres livres intéressants pour les Parisiens ou pour les visiteurs à Paris : Paris des jardins; Jardins autour de Paris; Lieux mystérieux autour de Paris; Les canaux de Paris.

Depuis cette visite, je n’ai cessé de visiter les cimetières lors de mes voyages. Ce n’est pas une obsession morbide. En fait, j’aime l’histoire et en visitant ces lieux, j’ai l’impression d’en être plus proche. Voici quelques photos de cimetières prises lors de mes deux années en Angleterre.

Cimetière du XIe siècle à Durness, dans le nord de l’Écosse. La vue sur la mer turquoise, c’était à couper le souffle.

Cimetière à Reykjavik, en Islande. Je voulais surtout un souvenir des noms islandais.

Cimetière décoré pour Noël, à Salzbourg, en Autriche. Les cimetières, ce n’est pas toujours triste.

Cimetière celtique dans le sud de l’Irlande. Dur de faire plus beau comme décor.

Cimetière dans la vallée du Numédal, en Norvège, avec petites croix en fer forgé.

Cimetière à Oslo avec pierres tombales très hautes.

Cimetière derrière Monk’s House (maison de Virginia Woolf) à Rodmell.

Cimetière de Fjäras, en Suède. Remarquez la propreté des lieux. C’est la première fois que je voyais de tels emplacements avec de la roche.

Cimetière Highland à Portsmouth, en Angleterre, là où est enterrée la maîtresse de Dickens, Ellen Ternan.

La tombe de Rob Roy, en Écosse.

5 octobre: La maison hantée

10 octobre: Les zombies

15 octobre: Le cimetière, la crypte

20 octobre: La forêt interdite

25 octobre: L’école, le lycée, le campus

30 octobre: Le parc d’attractions

Pour plus d’information sur le Challenge Halloween, pour lire différents billets ou pour embarquer dans le train fantôme, vous pouvez visiter les blogues des deux organisatrices

Hilde

Lou

Ou vous pouvez vous inscrire au groupe Facebook où vous aurez tous les liens des participants.

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