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Là où vont nos pères – Shaun Tan

Shaun TAN (2007)

Dargaud

120 pages

Une autre bédé recommandée par mon amie Annie. Celle-ci est différente des bédés que je connais: il n’y a aucun texte! (Mon copain, en me voyant « lire », a dit: « Oh! Tu regardes des petits bonshommes. ») Oui, on peut ouvrir cet album et le feuilleter sans réfléchir en regardant simplement les superbes illustrations, un peu comme si on était à une exposition. Et oui, on peut l’ouvrir sans savoir quoi que ce soit sur l’histoire et profiter des magnifiques images de Tan, se faire sa propre histoire. Mais on peut aussi feuilleter ce livre en gardant en tête qu’il raconte l’histoire du père de Tan et d’autres migrants qui ont quitté la Malaisie pour s’installer en Australie en 1960 en quête d’un meilleur avenir pour leur famille. Cette bédé fait dans le genre « réalisme magique », c’est-à-dire que l’histoire et les images sont ancrées dans une certaine réalité (l’auteur s’est inspiré d’histoires, d’anecdotes, de peintures et d’images d’archives), mais tout est un peu décalé. On peut faire des liens, on comprend ce qui se passe, pourtant, c’est un monde imaginaire. C’est extrêmement bien fait. Je l’ai lu une première fois sans savoir ce que je lisais, puis je l’ai relu une seconde fois après avoir découvert l’histoire de Tan.

Le site de l’auteur (anglais) où vous pouvez voir des illustrations tirées de ce livre et de ses autres oeuvres. Magnifiques images. À voir. C’est ici.

Une entrevue écrite avec l’auteur (en français), là.

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Miles et Isabel – Tom Gilling

GILLING, Tom (2005)

Éditions Alto

328 pages

Traduit de l’australien

L’histoire de ce roman se déroule à Sydney, en Australie, à la fin des années 1800. L’intrigue met en place deux familles très éloignées l’une de l’autre, mais dont les destins finiront par se recouper. D’un côté, nous avons la comédienne Eliza McGinty qui élève seule son fils, Miles. De l’autre côté, nous avons Isabel, cadette d’une famille bourgeoise. Les deux enfants seront marqués par un événement qui se produira à cette époque : le premier vol de montgolfière. À partir de là, ils vivront chacun de leur côté leur vie et leur obsession, mais le destin les réunira un peu plus tard.

Un très bon livre qui nous fait découvrir l’Australie de cette époque sans trop tomber dans le colonialisme. Ce livre est un peu comme un poème, comme un nuage. C’est dur à expliquer, mais nous ressentons l’attrait des personnages pour le vol et du fait, nous partons aussi avec eux.

Voici un autre excellent livre publié par les Éditions Alto que j’aime d’amour! Alto, qui semble vraiment choisir et trier les livres qu’elle endosse, a publié, entre autres, Point mort de Clint Hutzulak et Nikolski de Nicolas Dickner, Du bon usage des étoiles et Les Larmes de saint Laurent de Dominique Fortier, Les Filles de Lori Lansens, etc. Et je ne peux pas passer sous silence l’excellent travail de traduction de cette maison d’édition qui utilise la plupart du temps des traducteurs québécois (ou du moins nord-américains) pour traduire les oeuvres en langue anglaise dont elle achète les droits.

Ma note : 4/5 mais 5/5 pour les Éditions Alto!

(critique originale – 2005)
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« Né à Norfolk, en Angleterre, Tom Gilling s’est établi en Australie il y a une vingtaine d’années. Journaliste de formation, il a écrit pour Rolling Stones, The Sydney Morning Herald et Australian. Avec la parution de son premier roman, The Sooterkin, Gilling a surpris la critique anglo-saxonne, séduite par son humour et sa douce fantaisie. Deux ans plus tard, la publication de Miles et Isabel a confirmé son remarquable talent de conteur, en plus de faire de lui l’un des plus singuliers auteurs australiens à ce jour. » (tiré du site des Éditions Alto)

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