Archives de Tag: littérature anglaise

Tamara Drewe – Posy Simmonds

Posy SIMMONDS (2008)

Denoël Graphic

134 pages

Je ne connais pas grand-chose aux bédés, mais quand je trouve des histoires qui m’accrochent, j’adore ce genre de littérature. L’autre jour, une amie m’a refilé quelques titres, et je suis allée les chercher à ma bibliothèque locale. Celui qui m’a attirée en premier, c’est Tamara Drewe, surtout parce que ça se passe dans la campagne anglaise, et que j’ai un faible pour la campagne anglaise…

En campagne, à environ 100 km de Londres, Beth Hardiman s’occupe de Stonefield, une retraite pour écrivains. Dans sa belle grande maison de ferme ancestrale et dans quelques pavillons des visiteurs viennent s’installer des auteurs qui désirent écrire, trouver la muse, se faire dorloter, etc. Le décor est superbe, Beth est une maîtresse de maison parfaite, mais tout n’est pas rose à la campagne… Il y a Nicholas, mari de Beth et auteur à succès, un trompeur en série, et Glen, un professeur américain un peu impoli et paresseux qui essaie de finir un livre commencé il y a des années. Il y a le beau Andy, le bon gars qui s’occupe du jardin et des animaux, et les jeunes ados blasés du coin. Puis, il y a Tamara Drewe, jeune femme originaire de là habitant maintenant Londres, qui revient dans la maison familiale qui se situe à côté de celle des Hardiman.

J’ai adoré ce roman illustré! Ce qui m’a attirée d’abord était le contexte anglais, mais j’ai adoré l’histoire, les intrigues, les illustrations, etc. Tout, quoi! Ce qui semble au départ être un portrait bucolique de la campagne anglaise et des gens qui y vivent finit par être un portrait plutôt cru et ironique, même un peu noir.

Tamara Drewe serait librement inspiré du livre de Thomas Hardy, romancier anglais du XIXe siècle, Loin de la foule déchaînée (Far from the Madding Crowd, en version originale). (Isa, ma copine qui aime Hardy, tu connais?)

Voici un exemple de la mise en page/illustrations:

Posy Simmonds est une auteure et illustratrice anglaise. Elle a écrit des livres pour enfants et quelques romans illustrés du genre Tamara Drewe, dont Gemma Bovary, librement inspiré de Madame Bovary. Wikipédia a une bonne page française sur l’auteure, ici. Son roman illustré Tamara Drewe a tout d’abord paru dans le quotidien anglais The Guardian. Si vous lisez l’anglais, vous pouvez le lire en ligne, et c’est là.

En 2010, le livre a été adapté au grand écran par Stephen Frears (The Queen, quand même!) Dès que j’ai fini le roman, mon chum et moi l’avons loué, et ce fut du bonbon. Très agréable à regarder, comique, bien joué. Mon copain, qui n’a pas lu la bédé, m’a dit: « Ils ont ajouté des trucs, hein? Impossible qu’une bédé de 134 pages ait autant de rebondissements. » Eh bien, non, ils n’ont rien ajouté. Ils ont même coupé des trucs! C’est hallucinant toute l’information que Posy Simmonds réussit à transmettre dans son oeuvre.

Si vous voulez voir la bande annonce sous-titrée du film, voici une vidéo.

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Les Piliers de la Terre – Ken Follett

FOLLET, Ken

MAJ 2011: Le paragraphe suivant date de l’été 2005. Je venais de lire la première partie du livre de Follet qui s’intitulait Ellen. J’avais détesté. Mais cet été, loin de la maison et en manque de lecture, j’ai trouvé le livre complet dans une librairie d’occasion pour quelques dollars. Je l’ai acheté même si ma première impression avait été négative, car j’avais l’impression qu’après avoir vécu en Angleterre, je pourrais l’apprécier un peu plus, y voir plus clair, le comprendre mieux. J’aurais pu effacer ma critique de 2005 et vous faire croire que j’étais tombée amoureuse de cette oeuvre dès ses premières pages il y a six ans, mais j’ai décidé de la garder. Je trouve ça drôle de voir la différence que cinq ans peuvent faire. Alors, voici ma première critique (2005), puis la dernière.

Nous sommes en France, au XIIe siècle, et nous suivons les tourments et les obstacles d’un maçon rêveur et de sa famille. À travers les guerres et les traîtrises, les évêques et les pauvres habitants, nous avons droit à un genre de roman dramatico-historico-policier. Bon, je sens que je vais me faire des ennemis… Je ne me sens pas trop en droit de critiquer le livre, car je crois que cette nouvelle édition a divisé le livre de Follet en plusieurs tomes. Le mien ne contenait que 478 pages et se terminait à peu près lorsque le maçon (j’oublie déjà son nom, c’est pour dire combien il m’a marquée) commence finalement à construire SA cathédrale. Je me suis ennuyée à mort dans ce livre et je l’ai lu très en diagonale, comme on dit. Pourtant, l’histoire était intéressante, tout y était pour me plaire, car j’aime beaucoup ce type de roman, le genre où on retrouve de la fiction basée sur une certaine vérité. Malheureusement, les personnages m’endormaient. De vrais caricatures. À mon avis, aucun n’avait une personnalité intéressante. Il y avait le bon maçon un peu niais, sa bonne femme qui finit par mourir pour, évidemment, laisser la place à la mystérieuse et magnifique Ellen, le méchant évêque qui fera tout pour se venger du pauvre maçon qui l’a roulé, etc. Eurk! Eurk! Eurk!

Ma note : 2/5

(critique d’origine 2005)

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Comme quoi seuls les fous ne changent pas d’idée…

J’ai repris le livre de Follet du début cet été. Et cette fois, j’ai beaucoup aimé! Je pense encore que le début est assez lent et que certains personnages sont plutôt stéréotypés, mais je suis aussi capable d’admettre que la première partie terminée, je me suis laissée prendre à l’histoire. Je crois que le fait d’avoir vécu en Angleterre pendant deux ans a réveillé mon intérêt, car j’habitais tout près de Winchester, alors j’ai pris plaisir à imaginer l’histoire dans les environs que j’ai connus. Je dois aussi dire que j’ai beaucoup aimé l’histoire d’Aliena et de Jack, qui n’était pas vraiment commencée dans le premier tome que j’ai lu il y a six ans. À mon avis, ces deux personnages sont les plus équilibrés.

Ce qui m’amène à parler des autres personnages. À mon avis, il y a des limites à stéréotyper les acteurs. Il y a des limites à utiliser un personnage aussi méchant et diabolique que celui de William Hamleigh. « Trop, c’est comme pas assez »,  et ce genre de personnage devient une caricature de lui-même.

Ma note 2011 : 4/5

Je pense que pour ce qui est de l’histoire, j’aurais donné un 3.5, mais pour l’histoire et le travail de recherche et pour m’avoir donné le goût de lire la suite, j’y vais d’un 4/5.

Avez-vous vu la série télévisée? Je l’ai vue et je n’ai pas été impressionnée. J’aurais dû la regarder avant de lire le livre… Je l’ai visionnée tout de suite après ma lecture et disons que les coins sont ronds…

Version originale : The Pillars of the Earth

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La Dame à la licorne – Tracy Chevalier

CHEVALIER, Tracy (2003)

482 pages (gros caractères).

Je plagie Sandrine (MAJ 2011: Sandrine était une participante de mon club de lecture) pour le résumé du livre, car je l’ai rapporté à la biblio et je ne me souviens plus très bien des noms. « Désireux d’orner les murs de sa nouvelle demeure parisienne, le noble Jean Le Viste commande une série de six tapisseries à Nicolas des Innocents, peintre miniaturiste renommé à la cour du roi de France, Charles VIII. L’artiste accepte après avoir entrevu la fille de Le Viste, dont il s’éprend. Nicolas est un charnel, sa vie tourne autour des femmes, et nous allons les suivre durant 2 ans, lui et ses inspirations, et découvrir ainsi le monde des tapisseries, les nobles et les marchands. »

J’ai bien aimé les précédents livres de Tracy Chevalier, mais pour ce qui est de La Dame à la licorne, je ne peux pas dire que j’ai été emballée. J’ai trouvé l’histoire très superficielle. Aucun charme, juste du cul. Oui, il faut le dire ainsi, car c’est ce que l’auteure fait dans son livre. À mon avis, elle essaie beaucoup plus de choquer que de raconter une bonne histoire. J’ai bien aimé la forme encore une fois (qui est la même pour à peu près tous ses livres), c’est-à-dire l’histoire racontée par tous les participants. Mais à part ça, je me suis fort ennuyée.

Ma note : 2.5/5

(critique d’origine – 2005)

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The Virgin Blue – Tracy Chevalier

CHEVALIER, Tracy (2003)

304 pages

(Traduction: La vierge en bleu)

Dans ce livre de Tracy Chevalier, nous avons droit à deux histoires en parallèle: la première se déroule au XVIe siècle, et nous suivons la vie d’Isabelle du Moulin-Tournier à l’époque de la chasse aux protestants. La seconde se déroule au XXIe siècle et cette fois, nous rencontrons Ella Turner, Américaine de descendance française qui vient de déménager dans le sud-ouest de la France, qui fera des recherches sur ses ancêtres pour passer le temps. Évidemment, ces deux récits s’entrecroiseront, et nous en découvrirons un peu plus sur l’histoire et le mystère de la famille Tournier.

J’ai beaucoup apprécié ce livre. On peut même dire que j’ai passé une nuit blanche avec lui. On retrouve un peu l’atmosphère des livres de Joanne Harris (histoire qui se déroule dans un petit village français, un peu surréaliste), mais en mieux, à mon avis. Cependant, je dois avouer que des amis lecteurs français ont profondément détesté le fait qu’elle utilise encore les mêmes préjugés pour parler des villageois français.

J’ai aussi aimé le fait qu’on change d’histoire, et par le fait même de siècle, tous les chapitres et qu’à la fin, on comprenne tout dans un dénouement qui se tient, même si la fin est un peu brusque, presque précipitée. J’aurais aimé quelques pages de plus.

Finalement un gros F pour certaines expressions françaises insérées dans le texte qui non pas été révisées. Ça me met toujours le feu vous savez où:

« Ella, tu t’es évanouiée »

« mon petit souris » (pour ma petite souris)

« bien ^sur » (avec l’accent sur le s)

Ma note : un 4/5

(critique d’origine – 2004)

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Le Récital des anges – Tracy Chevalier

CHEVALIER, Tracy (2002)

Folio

434 pages

L’histoire se situe à Londres, au début du XXe siècle, juste après la mort de la reine Victoria, et relate l’amitié de deux fillettes qu’on verra grandir et évoluer entre 1901 à 1910. La première, Lavinia, vient d’une famille très traditionnelle, tandis que l’autre, Maude, vient d’une famille plus moderne.

Encore une fois, Tracy Chevalier a réussi à m’attirer dans son univers. L’originalité du roman n’est pas vraiment dans le propos, contrairement à son livre précédent, La jeune fille à la perle, mais dans la forme, car chaque chapitre est narré par un différent personnage, tous très intéressants, sauf peut-être celui de Simon, le fils du fossoyeur, qui m’a laissée un peu froide. Ainsi, nous voyons les mêmes événements de différents points de vue. Comme j’aime beaucoup les mots, j’ai aimé que l’auteure adapte son niveau de langue pour chaque personnage. Par exemple, les jeunes filles parlent comme de jeunes filles et non comme des adultes, les différences de classe sont perceptibles, etc. Et que dire la fin bouleversante d’une telle violence…

Ma note:  4/5

(critique d’origine – 2004)

Le titre de la version originale: Falling Angels (2001)

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Girl With a Pearl Earring – Tracy Chevalier

CHEVALIER, Tracy (2000)

233 pages

Delft, aux Pays-Bas, l’an 1664. Griet, belle jeune fille issue d’une famille pauvre, est engagée comme servante chez le peintre Vermeer pour s’occuper du ménage de son atelier et des enfants du couple. Peu à peu, le peintre montrera les rudiments de la peinture à une Griet emballée d’apprendre. Bien entendu, cette nouvelle intimité va entraîner de nombreux problèmes dans la maisonnée et dans la ville. Ce livre raconte l’histoire fictive de la création du tableau du maître La Jeune Fille à la perle.

Quelle belle découverte! J’ai adoré l’idée de l’auteure qui a imaginé une histoire vraisemblable à partir d’un tableau ancien. Ça fonctionne. On y croit. On voudrait que l’histoire soit vraie. J’ai beaucoup aimé l’atmosphère fiction-historique, un peu comme celle qu’on ressent quand on se fait raconter des légendes durant la visite d’un vieux château ou d’un autre lieu historique.

Un 5/5 pour moi.

(critique d’origine – 2003)
Traduction française: La jeune fille à la perle

MAJ 2011 – Ha, l’enthousiasme de la jeunesse. Lui donnerais-je encore 5/5 aujourd’hui? Peut-être pas, mais j’ai encore un très bon souvenir du livre. Bien d’autres oeuvres dans le même style ont suivi, mais sans obtenir le même succès. Tracy Chevalier a essayé de recréer l’exploit avec quelques-uns de ses livres subséquents, comme La dame à la licorne ou L’Innocence, mais sans y arriver. J’adore le genre fiction-historique, mais je n’ai jamais retrouvé un autre livre aussi bien fait que celui-ci, que j’aime encore beaucoup. En fait, ce livre m’avait tellement touchée qu’en 2007, lors d’un voyage à Amsterdam, j’ai obligé mon copain à aller à Delft, justement parce que j’avais lu cette histoire…
Si vous voulez lire ce que j’avais pensé de la ville, c’est ici.
Si vous voulez voir mes photos de Delft et des Pays-Bas, c’est ici.
Si vous voulez en savoir plus sur Vermeer et voir ses oeuvres, c’est là.

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