Archives de Tag: Carlos Ruiz Zafón

Marina – Carlos Ruiz Zafón

Carlos Ruiz ZAFÓN (2011)

Robert Laffont

304 pages

———————————————————

L’Halloween, c’est bientôt! Et le Train Fantôme a quitté la gare. Le Train Fantôme, c’est un défi lancé par une bande de joyeuses blogueuses pour célébrer le mois d’octobre, le mois de l’Halloween, le mois de l’épouvante! Le défi, c’est d’écrire 6 billets sur des livres, ou des films, qui parlent des sujets suivants:

5 octobre: La maison hantée

10 octobre: Les zombies

15 octobre: Le cimetière, la crypte

20 octobre: La forêt interdite

25 octobre: L’école, le lycée, le campus

30 octobre: Le parc d’attractions

J’étais vraiment emballée par ce défi, car j’adore les films et les livres d’épouvante, mais avec les cours et le travail, je n’ai presque plus le temps de lire pour le plaisir. Je voulais quand même essayer de participer, car c’est un genre que j’aime beaucoup.

Pour plus d’information, pour lire différents billets ou pour embarquer dans le train fantôme, vous pouvez visiter les blogues des deux organisatrices

Hilde

Lou

Ou vous pouvez vous inscrire au groupe Facebook où vous aurez tous les liens des participants.

———————————————————————–

Donc, la première étape du Train Fantôme, la maison hantée, je l’ai franchie avec Marina de Carlos Ruiz Zafón, plus connu pour L’Ombre du vent et Le Jeu de l’ange, même si Marina a été écrit avant. Après ma lecture, je dois avouer que ce livre n’est pas vraiment un livre de maison hantée. Je me suis laissée avoir par la couverture et par quelques critiques pigées ici et là.  Mais comme je n’ai rien d’autre de prêt, je vous parle quand même de Marina.

Barcelone, 1980. Oscar Drei, 15 ans, disparaît du pensionnat. Une semaine plus tard, on le retrouve à la gare, et le livre racontera ce qui a mené à cette disparition. Tout commence lors d’une de ses escapades solitaires souvent nocturnes. Oscar se retrouve dans le quartier de Sarria, devant une villa moderniste au-delà de laquelle « s’étendaient les vestiges d’un ancien jardin marqué par des décennies d’abandon. À travers la végétation, on apercevait la silhouette d’une maison de deux étages. Sa façade noircie s’élevait derrière une fontaine portant des sculptures que le temps avait revêtues de mousse. » (Avouez que ça fait maison hantée.) Pris entre deux feux, partir ou en savoir plus, il s’aventure dans la maison. Là, des mélodies l’attirent dans une pièce où l’étrange vision d’un homme aux cheveux blancs le surprend. Et il détale. Plus tard, il reviendra pour rapporter la montre qu’il avait prise par mégarde et qu’il n’avait pas eu le temps de déposer dans sa hâte de partir. C’est lors de cette deuxième visite qu’il fera la connaissance de Marina, l’adolescente qui habite cette maison un peu abandonnée avec son père, l’ancien peintre German Blau. Cette maison n’est donc pas hantée, mais elle cache quand même mystères et souvenirs.

Marina et Oscar, tous deux curieux de nature, continueront d’explorer Barcelone et seront confrontés à d’autres phénomènes étranges: un vieux jardin d’hiver avec des pantins mi-hommes, mi-marionnettes, une veuve en noir qui se cache le visage et qui visite le cimetière, un homme qui tente de déjouer le destin, etc. À travers ces aventures sombres et inexpliquées se développera l’amitié (ou le jeune amour) entre Oscar et Marina. Un amour qu’on sait perdu d’avance, dès les premières pages.

J’ai beaucoup aimé cette lecture. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Ce livre est souvent classé sous la catégorie « livres jeunesse » (ce que Zafón déplore, en fait) et il a été écrit avant ses grands succès, alors je me demandais si j’aurais droit à une oeuvre « finie », bien rodée et fignolée. Eh bien, la réponse est oui. Je me suis laissée baigner dans cet univers sombre et pas enfantin du tout, même si les protagonistes sont des adolescents. Avec eux, on découvre Barcelone encore mieux que dans les deux gros succès de Zafón. Et même si j’ai percé le mystère de Marina dès le début du livre, il n’en reste pas moins que l’histoire fut agréable. Il y a quelque chose de beau, de triste, de nécessaire dans cette histoire de deux jeunes qui découvrent que la vie n’est pas toujours facile.

Pour ceux qui ont aimé les autres livres de cet auteur, vous aimerez sûrement. Barcelone y a un premier rôle, et la mort, qui encore une fois devient presque un personnage, est le thème central. Peut-on la déjouer? La combattre et la vaincre? Y échapper?

Et l’écriture de ce livre est magnifique. Excellent travail de traduction:

« Seuls disparaissent ceux qui ont un endroit où aller. »

 » Je ne savais pas alors que, tôt ou tard, l’océan du temps nous rend les souvenirs que nous y avons enfouis. »

« Nous ne nous souvenons que de ce qui n’est jamais arrivé. »

Un excellent moment de lecture.

Revenez me voir pour la prochaine étape: les zombies!

18 Commentaires

Classé dans Zafón Ruiz Carlos