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Orgueil et Préjugés – Jane Austen

Jane Austen (1979 – publication d’origine 1813)

10/18

380 pages

(traduction de Pride and Prejudice)

MAJ 2012: J’ai lu ce livre en 2004, mais comme je mets mon blogue à jour tranquillement pas vite, j’ai cru bon d’inscrire ce billet à la journée Austen de notre mois anglais, qui tire à sa fin.  Avec le recul, je vois que j’avais adoré ce livre. Je l’aime encore beaucoup, mais après d’autres livres du genre et après Northanger Abbey de Jane Austen, je peux dire qu’il n’est plus mon préféré. On passe quand même un excellent moment. Voici donc la critique de 2004, légèrement modifiée.

Le résumé

On passe environ une année en compagnie de la famille Bennet (5 filles et leurs parents) et de leurs nombreux visiteurs, amis, voisins, parents. Le thème central de cette année: les possibilités de mariage des filles aînées, Jane et Elizabeth, que la mère veut absolument marier. Donc, quand M. Bingley s’installe à Netherfield, tout près, elle espère qu’une de ses filles l’épousera, surtout qu’il semble vite s’éprendre de Jane, l’aînée. Mais les Bennet devront composer avec l’irritant ami de Bingley, le fameux M. Darcy, qui n’est pas du tout enchanté par tout cela, même s’il ne semble pas insensible à la verve et l’intelligence d’Elizabeth. Évidemment, il y aura plusieurs quiproquos, des jeunes gens perfides qui cachent la vérité à d’autres causant ainsi bien des soucis amoureux, mais tout finira bien et les gentils gagneront…

Mon avis

J’ai adoré. Je ne peux pas ajouter grand-chose qui n’a pas été dit ailleurs tant ce livre a été critiqué, sauf faire une comparaison avec un autre roman victorien lu il n’y a pas longtemps, Tess d’Urbervilles de Thomas Hardy, que j’avais détesté. La description de l’époque était, à mon avis très irritante, l’humour tombait à plat, les femmes étaient toutes sottes, etc. Ici, nous retrouvons plus ou moins la même époque décrite aussi sous le sceau de l’ironie, mais ça flotte! Austen sait équilibrer le tout avec des gens un peu sots et extrêmes, d’autres plus intelligents, tout ça en nous faisant un super portrait des moeurs de l’époque. J’ai été vraiment enchantée et j’ai bien ri à plusieurs reprises (« Ma parole, Jane sera bientôt une vieille fille, elle qui a presque vingt-trois ans! »). J’ai même « dû » finir le livre assez tard une nuit tellement l’histoire me prenait.

Ceci étant dit, même si j’ai adoré, je ne pense pas renouveler l’expérience Austen de sitôt, car j’ai comme l’impression que tous ses livres doivent se ressembler. (MAJ 2012: Bon, j’ai quand même attendu 7 mois avant de lire Northanger Abbey). Il y a quelqu’un ici qui a tout lu et qui peut confirmer ou infirmer? Cependant, si la littérature anglaise classique vous tente, je vous le conseille fortement, je ne pense pas qu’on puisse être déçu par ce livre.

(Critique d’origine – 2004)

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Demande à la poussière – John Fante

FANTE, John (1986 pour cette édition)

10/18

272 pages

Bandini est un jeune homme qui a enfin réussi à publier une nouvelle et qui désire maintenant devenir écrivain. Il vit son rêve jusqu’au bout de ses doigts et débarque à Los Angeles pour tenter sa chance.

Ici, ce ne sont pas les événements qui sont importants, c’est l’atmosphère, les émotions, la sensibilité à fleur de peau des personnages. J’ai adoré les réactions très bipolaires de Bandini, comme son enthousiaste extrême lorsqu’il reçoit son premier chèque et part le dépenser en un après-midi, puis le dégoût qui survient à son retour alors que son nouveau costume l’écoeure. À travers les mots de l’auteur, Bandini a expressions touchantes, sincères et naïves :

« Cinq cents dollars, bon Dieu! J’étais carrément un Morgan. Je pouvais prendre ma retraite. »

Comme dans bien des cas, je pense que j’aurais préféré lire ce livre en version originale, car j’ai beaucoup aimé le style direct et je pense que j’aurais encore plus apprécié la « vraie » plume de l’auteur. Je me serais bien passé des traductions très européennes des réalités américaines, mais dans les bibliothèques de Montréal, bizarrement, on ne retrouve les livres de Fante qu’en version traduite.

Ma note : 4/5

(critique d’origine – 2005)

version originale : Ask the Dusk (1939)

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