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Naming the bones – Louise Welsh

Naming the Bones, by Louise Welsh, HarperCollins Canada, 336 pages, $19.99

Louise Welsh (2010)

HarperCollins

389 pages

(Traduction française : De Vieux Os, Métailié, 2011)

Résumé

Le professeur de littérature Murray Watson prend une année sabbatique pour faire des recherches sur Archie Lunan, un poète écossais mort trop jeune dans des circonstances étranges. À la fin de cette année, Murray espère avoir trouvé des textes inédits et avoir publié une biographie du poète. Pour y arriver, il fait un séjour sur l’île de Lismore, là où est mort Lunan et là où vit sa compagne de l’époque, l’auteure Christie Graves, qui a refusé de le rencontrer pour ses recherches et qui a même menacé de le poursuivre s’il décidait de l’embêter.

Mon avis

J’ai beaucoup aimé ce livre. Il était fait pour moi : un mystère entourant un professeur un peu blasé et un poète mort mélangé à quelques histoires d’amour ne menant nulle part, le tout se déroulant en Écosse. Un mélange gagnant. J’ai aussi aimé l’écriture très contemporaine et directe de l’auteure. Pas de flaflas, si ce n’est de quelques expressions écossaises plus dures à comprendre pour moi qui le lisais en version originale. Les descriptions des deux villes et de l’île étaient parfaites. Comme si on y était. J’ai aussi bien aimé ce personnage de Murray Watson, jeune prof plutôt blasé, pas très motivé ni motivant, qui se soûle encore avec ses collègues dans des lieux publics la fin de semaine, là où il rencontre certains de ses étudiants. Dès le début, on sait que son histoire de cul avec Rachel, la femme de Fergus Baine, le directeur du département de littérature et par le fait même, son patron, finira mal.

J’ai aussi aimé le déroulement de l’intrigue. Malgré une histoire très contemporaine, la structure du roman, à mon avis, rappelait les policiers classiques, avec les indices donnés petit à petit : l’archiviste qui laisse aller quelques trucs, les indices trouvés chez Alan Garrett, un prof d’anthropologie décédé qui a déjà rencontré Christie Graves, puis ceux donnés par le propriétaire de l’appartement où est mort Bobby Robb, un ami de Lunan obsédé par la magie noire et, enfin, la conversation ultime avec Mme Dunn sur l’île.

Malgré tout, ce livre n’est pas parfait. Ma copine Choupynette a même abandonné, je pense. Il y a en effet quelques trucs plus achalants, comme des histoires qui ne servent à rien. Par exemple, il est normal d’avoir une petite histoire sans rapport avec l’intrigue entre Murray et son frère, Jack, mais y ajouter l’histoire de Jack et de sa copine ? Aucun rapport. Même chose avec la veuve Garrett. Vraiment ? C’est pratiquement du bourrage de pages. Il y a aussi la fin avec des révélations un peu ésotériques. Je m’en serais passé, mais bon. En grande partie, j’ai passé un bon moment et je relirai certainement cette auteure.

Lisez l’avis de Cryssilda, ici.

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Ceci était ma 2e lecture écossaise pour décerner le prix Kiltissime à un roman écossais! Cryssilda, ma copine folle amoureuse de l’Écosse, nous a mis au défi de lire 6 publications écossaises récentes. Donc, pour décerner le Prix Kiltissime au meilleur livre écossais, nous lirons (pas nécessairement dans l’ordre) :

1) Louise Welsh – Naming the bones (De Vieux Os)

2) Peter May – The Blackhouse (L’Île des chasseurs d’oiseaux) ou The Lewis Man (L’Homme de Lewis)

3) John Burnside – Glister (Scintillation)

4) Ian Rankin – Doors Open (Portes ouvertes)

5) Philip Kerr – If The Dead Rise Not (Hôtel Adlon)

6) Dominic Cooper – Men at Axlir (Nuage de cendre)

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