L’Homme de Lewis – Peter May

L'homme de Lewis

L’Homme de Lewis

Rouergue

315 pages

Histoire de faire (un peu) changement, j’ai lâché Rebus quelques jours pour prendre L’Homme de Lewis de Peter May. La coupure n’était pas trop brusque : je reste encore Écosse (mais je me déplace sur une île) et j’accompagne toujours un flic à problèmes (mais il semble moins paumé que Rebus). Bon, finalement, je n’ai pas changé de registre tant que ça…

Blague à part, j’ai pris ce livre parce que ma copine Cryssilda avait parlé de l’auteur avec grand bien. Malheureusement, le premier tome, Blackhouse (L’Île des chasseurs d’oiseaux), n’était pas à la biblio, alors j’ai pris le deuxième. Cryss dit que le premier est meilleur, mais ne pas l’avoir lu ne semble pas avoir dérangé ma lecture ni mon appréciation du deuxième. Tant mieux.

Ce livre commence avec Fin Macleod, ancien policier, qui retourne sur l’île de Lewis, là où il est né et où il a grandi. Il y retourne un peu pour repartir à zéro, car son divorce vient d’être prononcé. C’est que son couple n’a pas survécu à la mort de son fils (je ne révèle rien, ça commence comme ça). Mais le problème, c’est que Fin ne repartira pas vraiment à zéro sur l’île, car là-bas, il y a Marsaili, son amour de jeunesse, celle qui lui a glissé entre les doigts. Entre eux, c’est évident qu’il reste des trucs non achevés. De plus, on vient de retrouver un homme des tourbières (ça existe pour vrai, c’est assez spécial, disons), et Fin sera impliqué malgré lui dans l’enquête et dans l’histoire.

À mon avis, c’est un excellent livre. L’enquête en tant que telle m’a divertie et je l’ai trouvée originale. De plus, l’écriture de l’auteur (ou du traducteur, ici ?) était superbe, autant pour la forme que le contenu. Les passages entourant le père de Marsaili qui souffre maintenant d’Alzheimer sont un peu rudes et crus, mais semblent si authentiques. Et les passages parlant du vent, qui sont nombreux parce que le vent est pratiquement un personnage, sont tellement réalistes qu’on peut presque le sentir:

Il acquiesça et le vent vint combler le silence qui s’installa entre eux. Il soufflait sur les herbes, projetait la mer contre les rochers des falaises au nord, portait jusqu’à eux les cris des mouettes qui luttaient pour en dompter les rafales et les courants. Il fouettait sans pitié Fin et Marsaili debout au sommet de la falaise, tirait sur leurs vêtements, s’engouffrait dans leurs bouches lorsqu’ils parlaient, emportant leurs mots au loin.

Une photo prise en Écosse en juillet 2010. Nous sommes sur le continent, mais à la même auteur que Lewis. Il ventait à écorner les boeufs. Le vent s’engouffrait dans nos pantalons, faisait danser nos cheveux, nous poussait. Il fallait se tenir pour ne pas décoller…

Une plage probablement semblable à celles décrites dans le livre

Merci à mon amie Cryssilda pour la découverte !

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24 Commentaires

Classé dans May Peter

24 réponses à “L’Homme de Lewis – Peter May

  1. Tiens, tiens à découvrir donc!

  2. Je n’étais pas aller founier sur les Hommes des tourbières, mais c’est incroyable ce qu’il y a dans ton lien !
    Sinon, je suis très contente que tu aies aimé ce roman ! Le texte original est aussi beau que ta traduction à ce que je lis. J’espère que tu trouveras bientôt « The Black House » qui est encore plus passionnant.

  3. J’ai toujours « l’île des chasseurs d’oiseaux » dans ma pal, tu me donnes envie de l’en sortir…

  4. J’avais noté un autre titre de cet auteur car il avait gagné le prix CEZAM inter comités d’entreprises dans mon coin et l’auteur était même venu en kilt le recevoir ! Mais le thème du titre que tu présentes me tente plus que celui déjà noté ! Et tes photos sont superbes … surtout qu’il y a du soleil (et là, ce n’est pas forcément gagné en Ecosse ! mdr !)

    • Le titre que tu as noté, c’est un des tomes de sa série policière se passant en Chine ? J’ai vu qu’il en avait 3 ou 4 dans cette série. J’ai beaucoup aimé l’histoire et l’écriture de celui-ci, en tout cas, et je veux lire le premier, mais la série chinoise, je ne sais pas trop. Tiens-moi au courant si tu la lis 🙂

      Oui, il a fait beau quelques jours de suite lors de notre voyage, ce qui est en effet rare 🙂

  5. J’ai vu justement récemment à la tv des tourbières, c’est assez effrayant ! Je l’avais repéré chez Cryssilda, il ne me reste plus qu’à le trouver. Dans les Merry Men de Stevenson, qui se passe aussi en Ecosse, il y a de formidables descriptions de tempête !

    • Tu as vu des tourbières ou des hommes des tourbières à la télé ? S’il y a un docu là-dessus, ça me tente. Ça m’a vraiment intriguée.

      Les Merry Men m’intéressent aussi. Je l’avais noté durant C’est Kiltissime. J’adore le titre. Ça me fait trop penser à la chanson. Ah, l’Écosse et ses tempêtes 🙂

  6. gg

    testing testing d’un autre ordi

  7. cryssilda

    Je disais donc…. (voyons si ça passe!)
    J’ai découvert ce livre car une copine du gaélique était en train de le lire, elle m’a chopé en me disant : « Ce livre, faut que tu le lises! Ca se passe en Ecosse sur une île paumée, et en plus les gens y parlent gaélique! »
    Il ne m’en fallait pas plus! 😉

    • Yé ! Ça marche ! (Nouvelle adresse courriel ?)

      J’adore comment les gens pensent à toi pour te proposer des lectures: Écosse, île paumée, gaélique. Il n’en faut pas plus pour rendre la fille heureuse 🙂

  8. cryssilda

    Oui j’ai mis « ma vraie » adresse mail, chez toi ça ne me dérange pas 😉
    Sinon, oui, y’a des mots clefs qui marchent bizarrement très bien ! 😀

  9. cryssilda

    Oui je connais, cette série est excellente ! Je ne me souviens pas par contre que le gaélique y tenait une grande place…
    Si tu en as l’occasion, c’est vraiment à voir !

  10. Je la mets sur ma liste de trucs à regarder sur YouTube quand je n’ai rien à faire (ou quand j’ai envie de procrastiner. ce qui arrive souvent.)

  11. BRETON

    Josée : l’ile des chasseurs d’oiseaux, c’est un super roman dans lequel j’ai pris enormement de plaisir à vagabonder dans le nord sauvage de l’Ecosse. je ne suis pas tres roman policier mais c’est vraiment à lire et je vais m’engouffrer dans l’homme de lewis tres vite

    • Oui, j’ai commencé par le 2e car le premier n’était pas dispo mais une gentille amie m’a fait parvenir L’île aux chasseurs d’oiseaux et j’ai bien hâte de me replonger dans cet univers. Merci d’être passée 🙂

  12. Je n’ai pas encore attaqué les deux livres de Peter May mais vous êtes toutes très enthousiastes. J’ai vraiment hâte de m’y mettre.

  13. BRETON

    il faut démarrer par l’ile des chasseurs d’oiseaux avant l’homme de lewis, que je viens de terminer, il y a beaucoup de références et elles sont importantes pour comprendre l’état d’esprit de notre policier.
    c’est à nouveau un récit magnifique qui vous transporte.

    • Malheureusement, le premier livre n’était pas disponible ici quand j’ai lu L’homme de Lewis. J’ai quand même apprécié le deuxième sans être perdue. Comme l’enquête commence et finit dans le livre, ça allait. Pour les références à la vie du policier, j’en ai sûrement manqué des bouts, mais ça ne m’a pas empêchée de comprendre. Là, je viens de recevoir le premier 🙂 J’ai hâte de le lire.

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